BENOIT DECQUE

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Notes/Extraits/Vrac



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Matières premières.
Note.

Un post-it collé sur une vitrine,
un gobelet rempli d’eau claire et posé dans une pièce d’eau désaffectée,
une empreinte de pomme prête à se faire cueillir,
un vélo qui roule dans une flaque de peinture bleue,
un grand cadre doré en attente de quelques traces de doigts…
un ruban adhésif déroulé sur les marches d’un parvis urbain,
la bille d’un stylo qui devient électron,
voilà la matière première de mon travail.

Cette matière est immédiatement identifiable par tous.
Sa « mise en œuvre » est rigoureuse,
elle se pense à partir d’un contexte précis
et la charge qui lui est assignée est toujours au service d’un propos signifiant …


Benoit DECQUE, février 2007.

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Tampons caoutchouc et …
Impressions en tous genres.

Un doigt trempé dans l’encre, (1)
un vélo qui roule dans une flaque de peinture bleue,(2)
une pomme coupée en deux et imbibée de colorant , (3)
1000 visiteurs laissant 1000 empreintes digitales , … , (4)
un tampon caoutchouc (5) qui valide,
autorise,
atteste,
laisse passer,
donne droit … et identifie :
autant de techniques d’impressions - en tous genres - que j’aime.

J’aime leur simplicité, leur accessibilité.
J’aime leur évidence et … peut être leur archaïsme.
J’aime ces empreintes,
elles sont pour moi une vraie “matière première”.
J’aime leurs formes et contours,
ils leur assurent une évidente “identité”.
J’aime composer avec elles et les confronter à un public,
elles s’offrent en tant que “sujets” questionnants.
Le propos est signifiant : l’ empreinte en accepte la “charge”,
je lui en suis reconnaissant.

Benoit DECQUE, Pau, mai 2002.

• (1) ”En revenant de chez Iris ?”-1997.
• (2) “Plan de vol”-2000.
• (3) “Tentation”-1997.
• (4) ”Grande famille”-1999.
• (5) ”Monochrome de 100”-2000, “Terre promise”-2001,“La planète belle, la planète bleue”-2002

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Le vide, voilà l’objet.
Texte.

La table est dressée.
Stable.
Presque immuable. Presque imposante.
Autour gravite une chaise, légère et mobile et satellite.
Attraction, répulsion, un entre-deux se dessine :
pincement non complètement contenu, anti-forme en expansion.
Géométrie sans commencement, sans fin avec en son centre un pli … en attente.

Ce pli repéré. Je m’y installe.
De là,
face à l’autre, j’échange,
seul, je m’isole.

Convivialité, méditation … ma reconnaissance va à celui, à celle qui a su dessiner à dessein cette table, cette chaise: je vis le vide, ce non-désigné, qui les assemble.

Benoît DECQUE, juin 2003.
Texte paru dans le catalogue de l’exposition Design-DesignS-2003, Strasbourg.

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KIT DE SURVIE
Intérieur et extérieur-boîte.

A l'intérieur de la boite :
Pour des raisons évidentes de préservation, l'ensemble des "choses" énumérées ci-dessous sont toutes sous cellophanes étanches. Ces protections ne devront être détruites qu'en cas d'extrême urgence.
• 1 cahier bleu.
• 1 cahier jaune.
• 1 cahier rouge.
• 1 cahier vert.
Note 1 : ces quatre cahiers sont coupés en deux pour rentrer dans la boite sans être endommagés.
• 1 crayon ordinaire.
• 1 taille-crayon avec récupérateur de copeaux.
• 1 gomme bleue de type Eraser.
• 1 assortiment de 10 tubes de gouache.
• 1 pinceau fin.
• 1 pinceau moyen.
• 1 pinceau gros.
• 1 stylo à bille bleu.
• 1 bâton de colle.
• 1 rouleau de bande adhésive.
• 1 verre à eau.

A l'extérieur de la boite :

• 1 petite cosmogonie portative extraite du livre de Raymond Queneau : Chêne et chien.
• 1 fragment de la montagne Sainte Victoire, prélevé le 24 décembre 1998 au point culminant de la dite montagne.
• 1 Ticket de caisse FILI STOCK Strasbourg : montant 12,95 € daté du 24 03 03 correspondant à la valeur marchande du contenu du KIT.

Benoît DECQUE, mars 2003

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« ÉCLATS »
Motivation.

De voix ou de verre,
mais aussi d’obus ou de tonnerre,
de joie et de rire,
ceux d’un diamant ou d’un astre,

mille éclats,
mille morceaux et mille brillances.

Parmi ces milles, un, celui de la lumière,
celui là même qui éblouit.

Éclat de lumière,
le mettre en scène
créer le dispositif qui le révèle,
l’installer dans les lieux
et lui donner toute sa légitimité …

C’est bien sur cette action multiple
que se fonde toute ma motivation.

Benoit DECQUE, janvier 2006
ITINÉRAIRES 2006, Appel à projets, artistes plasticiens.

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Six lignes.
Propos.

Six lignes à propos d’un objet … ordinaire.

Ligne 1: J’aime les objets ordinaires, ils sont pour moi une vraie “matière première”.
Ligne 2: J’aime leurs formes simples, elles leur assurent une évidente “identité”.
Ligne 3: J’aime les combiner entre eux, ils deviennent “partie prenante” d’une nouvelle collectivité.
Ligne 4: J’aime les mettre en rapport avec notre quotidien, ils se transforment en “militants” actifs.
Ligne 5: J’aime les confronter à un public, ils s’offrent en tant que “sujets” questionnants.
Ligne 6: Le propos est signifiant : l’ objet en accepte la “charge”, je lui en suis reconnaissant.

Benoit DECQUE, 2001.
4ème biennale d'art contemporain - Issy-les-Moulineaux (F).

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350 signes.
Contrainte.

350 signes pour un texte, 5 de tolérance, pas 1 de plus.
Voilà la contrainte.
S’en emparer est un jeu, la transcender, un art.
A cet art, je m’y exerce : la contrainte est une matière que je tente d’apprivoiser, une matière qui fait autorité à l’intérieur de limites qu’elle fixe avec rigueur.
Ma production y trouve sa légitimité… peut-être sa beauté.

Benoit DECQUE, mars 2006
Ateliers ouverts.

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WHEN I'VE PAINTED IT BLUE,
WILL THIS BILLBOARD BE
A BIT OF SKY?
Benoît Decque

Benoit DECQUE, août 2007

http://www.patrickmimranfanclub.com

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Virgule.
Vœux.

2006 / NOUS NE NOUS A-LA-LIGNERONS PAS / NOUS NOUS VIRGULERONS /

MESSAGE BIEN RECU / SIGNATURE / POINT B


Benoit DECQUE, janvier 2006

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Secrète.

Ici,
l’escale est antipode.
Là,
ce flamboyant comme son nom me l’indique,
contre-là,
le tresser de son ombre : combien tu t’y réfugies !

Secrète … rien ne nous invite au badinage
dans un souffle aux accents outre-ciel
nos masques se kaléidoscopent
ton regard fait signe : serai-je ton hôte ?
J’ai soif

Benoît DECQUE, mai 2005

Titre du poème : Secrète.
Nombre de mots retenus sur les 10 imposés : 10.

(accent,
antipode, badinage, escale, flamboyant, hôte, kaléidoscope, masque, ombre, soif).
Nombre total de mots : 56 y c. le titre.

CROUS
Strasbourg – Concours de poésie 05

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Mosaïque.
Motivation.


Mosaïque,
mille morceaux, minuscules,
mille matières, rapprochées,
mille couleurs, assemblées,
le dessin est grand.
Mosaïculture,
mille essences, retrouvées,
mille senteurs, entre-mélées,
mille origines, échangées,
le dessein est un.
Le paysage se métisse,
la culture se mosaïque,
le jardin confronte.

Confrontation porteuse d'alternatives,
de paradoxes mais aussi de contradictions:
Ombre/lumière, clarté/mystère, cohérence/incohérence
sont les termes d'un jeu pluriel constitutif d'une harmonie naissante.
Le jardin met en scène cette harmonie et nous fait vivre un vrai moment de bonheur.

C’est précisément la recherche de ces moments qui fonde toute ma motivation.


Benoit DECQUE, septembre 2000.


10éme FESTIVAL DES JARDINS DE CHAUMONT / LOIRE.
"Vive la mosaïculture !"

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Mauvaises herbes.
Motivation.


Mauvaises herbes, heureuses motivations?

Mauvaise herbe, mauvaise graine,
graine damnée et herbe condamnée.
- Tu juges?

Graine de voyou, herbe de mauvaise vie.
- Tu évites?

Herbe de mauvais augure.
- Tu projettes?

Herbe mauvaise.
- Tu épures?

Contaminé, tu es vu, tu es pris.

- Tu oses !

Benoit DECQUE, octobre 2002.


12éme FESTIVAL DES JARDINS DE CHAUMONT / LOIRE.
"
Mauvaises herbes".

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Notes à propos d'un projet d'installation d'une sculpture urbaine à Nanterre.


MOTIVATION


Installer une sculpture dans la Ville, c'est faire offrande au public.

Inattendue, la pièce appelle.

Elle fait partie du paysage quotidien.

Elle se découvre par hasard.

Allées et venues, du plaisir à la retrouver.

Le socle est aboli. Le monumental aussi.

Sculpture et passant partagent le même espace.

Une intimité est envisageable.

Matière. Elle est familière, connue de vue, reconnue au toucher.

La forme. Une énigme ? pas longtemps, une complicité s’installe.

La sculpture se charge …

Un jeu ? Peut-être.

Mais derrière ce qui pourrait ressembler à un simple amusement n’y a-t-il pas une deuxième lecture envisageable?

C’est cette relation à l’autre - le passant - à l’espace - la ville - et cette notion de double lecture qui fondent toute ma motivation à intervenir à Nanterre.

et INTENTION

Ma proposition s’intitule « LE FOU ».

Elle est en référence au fou de certaines cours royales, Le Roi avait son fou, la Reine parfois.

Cet amuseur, conseiller, espion …

Nous en avons une représentation abstraite dans le jeu d’échecs : sa forme est reconnaissable, son rôle est déterminant et ses capacités de déplacement singulières.

Mon intention est de rapporter cette pièce à l’échelle de la ville. Par changement d’échelle, elle se métamorphose en sculpture urbaine. Elle rappelle que chaque société, chaque communauté, chaque groupe - comme à l’époque chaque « cour » - a besoin de son « FOU », ce personnage décalé, au comportement singulier : il se déplace sur sa diagonale, son chemin de traverse, il peut se permettre de dire et de faire ce que les autres ne disent plus ou ne font plus, par convenances, faiblesses ou lâcheté. Il est ce trublillon éclairé, cette vigie attentive qui nous révèle les évidences oubliées. Il est libre penseur … Il dérange parfois, il interroge toujours, il est indispensable.

Il est urgent qu’il retrouve sa place au sein de chacune de nos communautés.

Benoît DECQUE, avril 2006.




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Du dessous de nos yeux sourds

des ombres se meuvent
masquées
quelque idée de destinations
loin
le pire est mémorisé
nous devinons le reste
sereins
lentement apprendre à dire pour ouvrir les yeux
et c'est la lumière que ces ombres qui file.