BENOIT DECQUE

.
—› CV / CONTACT
—› REPORTAGES VIDÉO
—›
REVUE DE PRESSE


TRAVAUX

—› PEINTURES
—› DESSINS
—› INSTALLATIONS PAYSAGÈRES
—› INSTALLATIONS URBAINES
—› INSTALLATIONS MURALES
—› INSTALLATIONS
—› PERFORMANCES
—› CURIOSITÉS
—› CURIOSITÉS ARCHITECTURALES


.



. . .


.

C..A..M..B..R..I..O..L..A..G..E.....A..U.....C..A..B..A..N..O..N
Get the flash player here: http://www.adobe.com/flashplayer
Le novembre est méditerranéen et j'ai la clef du cabanon...
Le jour est en sursis, la nuit est annoncée, me voilà sur les lieux.
Seul.


«...la porte est coulissante, ne pas tirer!».
Intérieur à tâtons «...les panneaux sont à pivoter!»,
pivotés, leurs faces étamées me renvoient mon image. Intrusion.

Intrus,
l’intimité est à la mesure du Maître, là il se retirait.

Le moment est singulier, n’en rien perdre.
Papier à dessiner et stylo à plume,
les traces sont franches, rapides et
incisives,
toutes sont à l’affût.

Toutes œuvrent en conscience,
ici elles n’ignorent pas que le détail témoigne,
que l’objet est chargé…
Cambrioleuses! le jour décline,
où en êtes vous dans votre travail?

La nuit est noire et le butin est beau:
dix-huit traces.


Benoît DECQUE, novembre 1994

L’après-midi était celui du 18 novembre 1994.
Avec une nuit à 17h27.
Le cabanon est celui de Le Corbusier situé
à Roquebrune Cap-Martin dans le midi de la France.
L'obtention de la clef aura été l'objet d'une délicate négociation.
Les 18 traces sont 18 dessins à la plume rassemblés
dans un cahier d'écolier - papier uni - que j'avais sur moi ce jour là.
Ces 18 traces sont présentés ci-dessus.